Sous-commission des Inuits

Qui nous sommes


Bienvenue à la nouvelle section du site Web de la CVR, consacrée à la Sous-commission des Inuits.

Robbie Watt and Jennifer Hunt Poitras; Inuit Sub-Commission co-directors Robert Watt et Jennifer Hunt-Poitras

L’année 2011 a été année très occupée pour la Sous-commission des Inuits. Quelques exemples : la tournée d’audiences dans le Nord ce printemps, les divers événements communautaires, l’Événement national du Nord à Inuvik, le processus permanent de collecte de déclarations, et bien d’autres activités encore.

Nos co-directeurs Jennifer Hunt-Poitras et Robert Watt vous invitent à vous renseigner sur les travaux de la Sous-commission et espèrent que vous en profiterez pour partager votre vérité.

Le réseau des pensionnats indiens : un aperçu


Pendant un peu plus de 100 ans, le gouvernement canadien, souvent en association avec les principales Églises canadiennes, a exploité une série de pensionnats accueillant les enfants autochtones.

Les premières écoles dirigées conjointement par le gouvernement et les Églises ont ouvert leurs portes en 1883 dans les Prairies canadiennes. En 1930, on en dénombrait plus de 70 au Canada. Certaines étaient situées dans les villes, d’autres dans les réserves, et d’autres encore avaient délibérément été construites dans des secteurs ruraux, loin des collectivités autochtones. Les dernières écoles n’ont fermé que vers le milieu des années 1990. Ces écoles ont été fréquentées par plus de 150 000 enfants métis, indiens et des Premières nations.

Au départ, la visée éducative de ces écoles consistait à « civiliser et christianiser » les enfants autochtones. On estimait à l’époque que la meilleure façon d’y arriver était de séparer les enfants de leurs parents. Ce bouleversement de la vie familiale a eu des effets profonds et durables sur les Premières nations, les Inuits et les Métis.

Jusqu’aux années 1950, les écoles fonctionnaient selon le système de la demi journée. En matinée, les élèves apprenaient à lire, à écrire et à compter, puis dans l’après-midi, ils travaillaient : habituellement, les garçons travaillaient aux champs et s’occupaient du bétail, tandis que les filles faisaient la cuisine, de la couture et du ménage.

Les hommes et les femmes qui travaillaient dans ces écoles étaient souvent des personnes très dévouées. Une partie d’entre eux pensaient avoir la responsabilité de sauver les âmes des enfants, alors que d’autres souhaitaient leur enseigner les compétences nécessaires pour s’adapter à un nouveau système économique. En plus des matières de base, les écoles donnaient aux élèves l’occasion de pratiquer des sports, de s’initier à la musique et de participer à des pièces de théâtre.

Bon nombre des écoles étaient mal construites et sous-financées. On y enregistrait des taux de mortalité particulièrement élevés dans les premières années, et les taux de diplomation étaient faibles. De plus, les pensionnats représentaient un affront direct à la culture autochtone, car les enfants étaient punis lorsqu’ils parlaient leur propre langue et pratiquaient leur culture. On leur donnait des noms européens, on leur faisait porter des vêtements européens mal coupés, et on leur donnait à manger de petites portions de nourriture peu familière. La discipline était souvent rude, et de nombreux enfants ont pris la fuite, quelquefois avec une issue tragique. Depuis une vingtaine d’années, il est devenu apparent que de nombreux enfants y ont subi des sévices physiques et sexuels. Souvent, les parents dénonçaient ces problèmes aux autorités ecclésiastiques et gouvernementales, mais souvent en vain parce qu’ils ne participaient pas directement à l’administration des écoles.

Vers les années 1940, même si le réseau de pensionnats était considéré comme un échec, on a quand même continué de l’étendre dans le Nord canadien, et ce jusque dans les années 1950. En 1969, le gouvernement fédéral a mis fin à son partenariat avec les Églises et a lentement commencé à fermer les écoles ou à en céder la responsabilité aux autorités éducatives locales.

En 2007, après de nombreuses années de protestations et de recours juridiques, les voix des anciens élèves et de leurs familles ont finalement été entendues. Leurs allégations de maltraitance, de négligence et de dépossession linguistique et culturelle ont mené à la Convention de règlement relative aux pensionnats indiens, qui offrait une indemnisation aux anciens élèves et constituait la Commission de vérité et réconciliation.

Il y a encore beaucoup de choses à apprendre au sujet des écoles. Nous encourageons tous les intéressés à partager avec nous leurs réflexions et leurs souvenirs concernant les pensionnats, et à participer aux activités de collecte de témoignages de la Commission de vérité et réconciliation.

Audiences dans le Nord


Les commissaires de la CVR ont dévoilé le calendrier des audiences qui seront tenues dans le Nord. Ces événements, qui débuteront le 15 mars à Inukjuak (région du Nunavik) au Québec, donneront l’occasion aux résidents de 19 collectivités nordiques de témoigner de leur expérience des pensionnats devant la Commission de vérité et réconciliation. Pour en savoir plus

Les premières audiences dans le Nord ont été tenues dans le Nunavik, où plus survivants des pensionnats ont témoigné. Pour en apprendre davantage sur les audiences du Nunavik, cliquez ici.

Pour connaître le calendrier complet des audiences dans le Nord, cliquez ici.

Activités communautaires


En plus des sept événements nationaux, les activités communautaires permettent d’offrir aux gens une autre façon de contribuer et de prendre part au processus de réconciliation et de consignation des témoignages. Les activités communautaires peuvent prendre différentes formes, tant qu’elles reflètent les souhaits des membres de la collectivité, rendant ainsi chaque activité communautaire unique en son genre.

Même si le financement des activités communautaires est restreint, on encourage toutes les collectivités à mettre sur pied des activités qui permettront de contribuer au processus de réconciliation et de consignation des témoignages.

Pour en savoir plus long, télécharger les Guide des activités communautaires.

Collecte de déclarations


Pourquoi la Commission réunit-elle des déclarations, des documents et des photographies?

Vos témoignages, vos photographies et vos documents sont très importants et ils peuvent aider les Canadiennes et les Canadiens à comprendre ce qu’était la vie dans les pensionnats, ce qui s’y passait et comment l’expérience que les élèves y ont vécue a influé sur la vie de nombreuses personnes pendant des générations. Ceux qui ont vécu dans les pensionnats, qui les ont fréquentés et qui y ont travaillé pourront enfin s’exprimer grâce au processus de consignation des déclarations.

Jusqu’à la fin du mandat de la Commission, il y aura plusieurs occasions de faire une déclaration, notamment :

    * Événements nationaux de la Commission
    * Activités communautaires
    * Rendez-vous avec l’équipe de consignation des déclarations

Pour visionner une courte vidéo sur la consignation de témoignages et sur la procédure à suivre, cliquez ici (en anglais seulement). Vous pouvez également consulter la foire aux questions sur la consignation de déclarations en cliquant ici.

Commémoration - L’appel de propositions est maintenant FERMÉ


L’appel 2011 de propositions pour des projets de commémoration est maintenant fermé.
Cet appel de propositions prévoyait l’attribution de 10 millions de dollars en 2011-2012. Toutes les propositions reçues seront examinées et évaluées par la Commission, qui remettra ses recommandations au gouvernement du Canada, responsable de l’administration des fonds. Un deuxième appel de proposition est prévu pour cet automne.

Des mises à jour seront publiées sur le site Web.

Pour communiquer avec la Sous-commission des Inuits


Bureau de Yellowknife
5114 49th Street
Yellowknife (T.N.-O.)
X1A 1P7
Téléphone : (613) 766-8491

Bureau d’Ottawa
100, rue Sparks, 4e étage
Ottawa (Ontario)
K1P 5B7
Téléphone : (613) 992-8194
Télécopieur : (613) 947-5794